Un modèle de CDD de droit algérien construit autour de ce qui le rend valable : le cas de recours parmi les cinq de l'article 12, et le motif de la durée que le même article impose d'écrire. Fichier Word gratuit en français et en arabe. Modèle informatif : il ne constitue pas une consultation juridique.
Modèle de contrat de travail à durée déterminée, droit algérien
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Modèle informatif. Il ne constitue pas une consultation juridique. Le contrat réel se lit avec votre convention collective de branche et le règlement intérieur de l'entreprise.
C'est le point qui distingue un modèle de CDD utilisable d'un modèle dangereux. L'article 12 de la loi 90-11 ne dit pas que le contrat peut être conclu pour une durée déterminée : il dit qu'il peut l'être dans les cas expressément prévus ci-après, et il les énumère. Hors de cette liste, le recours au CDD est irrégulier.
Quatre cas figurent dans le texte de 1990. Un cinquième a été ajouté par l'article 2 de l'ordonnance 96-21 du 9 juillet 1996. Presque tous les modèles en circulation reprennent les quatre premiers et oublient le cinquième, qui est pourtant le plus large.
Le dernier alinéa de l'article 12 est court et décisif : dans l'ensemble de ces cas, le contrat de travail précisera la durée de la relation de travail ainsi que les motifs de la durée arrêtée. Ce sont deux mentions, pas une. Beaucoup de CDD portent une date de fin sans dire pourquoi la durée s'arrête là, et c'est précisément la moitié manquante.
L'article 12 bis, créé par l'article 3 de l'ordonnance 96-21, désigne qui vérifie. En vertu des attributions qui lui sont dévolues par la législation et la réglementation en vigueur, l'inspecteur du travail territorialement compétent s'assure que le contrat de travail à durée déterminée est conclu pour l'un des cas expressément cités par l'article 12, et que la durée prévue au contrat correspond à l'activité pour laquelle le travailleur a été recruté.
Notre modèle traite donc ces deux mentions comme des champs obligatoires, pas comme des options. Il propose un encadré qui reprend les cinq cas et demande de cocher celui qui s'applique, puis un champ libre pour écrire le motif de la durée retenue en une phrase.
Deux conséquences distinctes, dans deux articles distincts, et elles se cumulent.
La première est la requalification. L'article 14 dispose que, sans préjudice des autres effets de la loi, le contrat de travail conclu pour une durée déterminée en infraction aux dispositions de la présente loi est considéré comme un contrat de travail à durée indéterminée. L'employeur qui a cru embaucher pour six mois se retrouve lié par un CDI, avec tout ce qui en découle sur la rupture et sur l'indemnité de licenciement de l'article 72.
La seconde est une amende. L'article 146 bis, ajouté par l'article 21 de l'ordonnance 96-21, punit toute infraction aux dispositions relatives au recours au contrat à durée déterminée en dehors des cas et des conditions expressément prévus aux articles 12 et 12 bis, d'une amende de 1 000 à 2 000 dinars appliquée autant de fois qu'il y a d'infractions. Ce sont les montants tels qu'ils figurent dans l'ordonnance de 1996 ; nous n'avons trouvé, dans notre archive du Journal officiel, aucun texte postérieur les modifiant, et nous ne prétendons pas pour autant à l'exhaustivité.
La confusion est fréquente et le modèle la lève dès la première page. L'article 12 permet de conclure le CDD à temps plein ou partiel : la durée déterminée porte sur la durée de la relation, pas sur le volume horaire.
Le temps partiel a son propre article. L'article 13 permet de conclure un contrat pour une durée indéterminée mais pour un temps partiel, c'est à dire pour un volume horaire moyen inférieur à la durée légale de travail, lorsque le volume de travail disponible ne permet pas de recourir aux services à plein temps d'un travailleur, ou lorsque le travailleur en activité en fait la demande pour des raisons familiales ou convenances personnelles et que l'employeur accepte. Le même article pose une limite ferme : en aucun cas le temps partiel de travail ne peut être inférieur à la moitié de la durée légale de travail. L'ordonnance 96-21 a complété cet article par un alinéa renvoyant ses modalités d'application à la voie réglementaire.
Un CDD à temps partiel additionne donc les deux régimes : il doit respecter les cas de l'article 12 et le plancher de la moitié de la durée légale de l'article 13.
Le modèle de CDD reprend l'ossature du CDI et y ajoute ce qui lui est propre. Voici ce qui change.
Il faut être honnête sur ce point plutôt que d'inventer une règle. Les textes que nous avons lus ne fixent ni un nombre maximal de renouvellements, ni une durée totale maximale du CDD, ni un délai de carence entre deux contrats. L'article 12 raisonne par le cas de recours et par l'adéquation entre la durée et l'activité, pas par un compteur.
Ce que fait donc l'article 12 bis est plus exigeant qu'un compteur : l'inspecteur du travail vérifie que la durée prévue au contrat correspond à l'activité pour laquelle le travailleur a été recruté. Un renouvellement qui prolonge un contrat au delà de la durée réelle de l'activité invoquée sort du cas de recours, et l'article 14 requalifie.
Notre modèle prévoit donc un avenant de renouvellement qui redemande, à chaque fois, le cas de recours et le motif de la nouvelle durée. Il ne promet pas qu'un nombre donné de renouvellements est autorisé, parce qu'aucun texte lu ne l'écrit. Vérifiez votre convention collective de branche, qui peut être plus stricte.
Chaque article cité sur cette page a été lu dans le PDF du Journal officiel, et lu sur le rendu image de la page, pas sur le flux de texte extrait. Ce n'est pas une précaution de style : les numéros du Journal officiel antérieurs à 2002 sont des scans qui n'extraient aucun caractère, et la loi 90-11 elle-même est de 1990. Elle a donc été lue page par page, et les chiffres porteurs ont été relus recadrés à 420 points par pouce.
Nous avons aussi lu l'édition originale arabe de la loi 90-11, et pas seulement sa traduction française. C'est ce qui a fait apparaître la divergence de l'article 18 sur la période d'essai, et c'est ce qui fixe la terminologie de notre édition arabe.
La chaîne de modification retracée le 22 août 2026 comprend la loi 91-29 du 21 décembre 1991, l'ordonnance 96-21 du 9 juillet 1996, l'ordonnance 97-02 et l'ordonnance 97-03 du 11 janvier 1997, et la loi 22-16 du 20 juillet 2022. Les 2 948 numéros du Journal officiel de notre archive locale ont été fouillés le même jour : sur la période où le balayage est possible, c'est à dire 2002 et au delà, la loi 22-16 est le seul texte qui modifie la loi 90-11.
Ce que nous ne pouvons pas affirmer, et que nous n'affirmons donc pas : la période 1998 à 2001 n'a pas pu être balayée automatiquement, ses numéros étant des images. Nous ne prétendons pas à l'exhaustivité. Nous disons ce qui a été vérifié et à quelle date.
Enfin, ces modèles sont informatifs. Ils ne constituent pas une consultation juridique, et nous n'affirmons pas qu'ils sont juridiquement suffisants pour une situation donnée. Ils ne promettent aucune décision d'une administration ni d'un tribunal.
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