UpGrowth

La règle 49/51 en Algérie : ce que disent les textes en 2026

Un investisseur étranger qui cherche cette réponse tombe sur quatre pages qui se contredisent, dont deux datent d'avant 2020. Voici la règle telle qu'elle est écrite aujourd'hui, avec l'article qui la porte, le Journal officiel qui le publie, et l'historique daté qui permet de voir pourquoi une source de 2017 ou de 2019 dit autre chose.

Contenu vérifié le 22 août 2026Notre méthodologie
Par, Veille réglementaire UpGrowth, sources primaires Journal officiel
Publié le

La règle en vigueur, et l'article qui la porte

Le seuil de 51 % n'est plus la règle générale de l'investissement étranger. Il ne subsiste que dans deux cas nommés, et il ne figure pas dans la loi relative à l'investissement.

  • Texte applicable : article 49 de la loi n° 20-07 du 4 juin 2020 portant loi de finances complémentaire pour 2020, dans sa rédaction issue de l'article 165 de la loi n° 21-16 du 30 décembre 2021 portant loi de finances pour 2022.
  • Premier cas : l'activité d'importation de matières premières, produits et marchandises destinés à la revente en l'état.
  • Second cas : les activités revêtant un caractère stratégique, relevant des secteurs définis à l'article 50 de cette même loi de finances complémentaire pour 2020.
  • Dans ces deux cas seulement, une participation d'actionnariat national résident à hauteur de 51 % reste exigée.
  • Partout ailleurs, toute autre activité de production de biens et services est ouverte à l'investissement étranger sans obligation d'association avec un partenaire local.

Le texte, mot pour mot, tel qu'il est publié au Journal officiel n° 100 du 30 décembre 2021 : « A l'exclusion de l'activité d'importation de matières premières, produits et marchandises destinés à la revente en l'état et celles revêtant un caractère stratégique, relevant des secteurs définis à l'article 50 de la loi n° 20-07 du 12 Chaoual 1441 correspondant au 4 juin 2020 portant loi de finances complémentaire pour 2020, qui demeurent assujetties à une participation d'actionnariat national résident à hauteur de 51%, toute autre activité de production de biens et services, est ouverte à l'investissement étranger sans obligation d'association avec un partenaire local. »

Deux conséquences pratiques. D'abord, la règle ne se déclenche pas sur la nationalité de l'investisseur mais sur la nature de l'activité : deux sociétés au même actionnariat étranger, l'une qui fabrique et l'autre qui importe pour revendre en l'état, ne sont pas soumises au même régime. Ensuite, le seuil porte sur le capital social, pas sur la gouvernance : il ne dit rien du gérant, de la répartition des droits de vote au delà du capital, ni des conventions entre associés.

Le PDF officiel de ce numéro : https://www.joradp.dz/FTP/jo-francais/2021/F2021100.pdf

Ce que la loi 22-18 dit, et ce qu'elle ne dit pas

C'est le malentendu central. La loi relative à l'investissement de 2022 est souvent présentée comme le texte qui aurait supprimé ou maintenu le 49/51. Elle ne fait ni l'un ni l'autre : elle ne contient aucun plafond de participation.

  • La loi n° 22-18 du 24 juillet 2022 relative à l'investissement, publiée au Journal officiel n° 50 du 28 juillet 2022, compte 41 articles. Aucun ne fixe de seuil de détention.
  • Article 1er : la loi régit les investissements réalisés par des personnes physiques ou morales, nationales ou étrangères, résidentes ou non résidentes.
  • Article 3 : la loi consacre la liberté d'investir, définie comme la liberté pour toute personne, nationale ou étrangère, résidente ou non résidente, de décider de son investissement dans le respect de la législation et de la réglementation en vigueur, ainsi que la transparence et l'égalité dans le traitement des investissements.
  • Article 13 : les effets des révisions ou abrogations futures de cette loi ne s'appliquent pas à l'investissement réalisé sous son empire, sauf demande expresse de l'investisseur.
  • Article 12 : tout différend né de l'application de la loi entre l'investisseur étranger et l'État algérien relève des juridictions algériennes compétentes, sauf dispositions de conventions bilatérales ou multilatérales ratifiées par l'État algérien relatives à la conciliation, la médiation et l'arbitrage, ou compromis entre l'Agence agissant au nom de l'État et l'investisseur permettant le recours à l'arbitrage.
  • Article 40 : la loi abroge la loi n° 16-09 relative à la promotion de l'investissement, à l'exception de son article 37. Elle n'abroge ni ne modifie l'article 49 de la loi de finances complémentaire pour 2020.

Le détail qui tranche la question, et qu'aucune des pages qui se classent sur ce sujet ne relève : les visas de la loi 22-18 citent nommément le texte qui porte le seuil. On y lit « Vu la loi n° 20-07 du 12 Chaoual 1441 correspondant au 4 juin 2020, modifiée, portant loi de finances complémentaire pour 2020, notamment son article 49 ». Le législateur a donc écrit la loi sur l'investissement en ayant cet article sous les yeux, et l'a laissé debout.

Autrement dit : la loi 22-18 organise l'enregistrement de l'investissement, les régimes d'incitation, le guichet unique, la garantie de transfert, la stabilité du régime et le règlement des différends. Le périmètre de la détention étrangère, lui, se lit dans la loi de finances complémentaire pour 2020 telle que réécrite fin 2021. Ce sont deux textes distincts, et les confondre est la source de la moitié des réponses contradictoires en ligne.

Le PDF officiel de la loi 22-18 : https://www.joradp.dz/FTP/jo-francais/2022/F2022050.pdf

Première exception : l'importation pour revente en l'état

C'est l'exception la plus large en pratique, et celle dont le libellé a changé deux fois entre 2020 et 2022.

  • Libellé actuel : « l'activité d'importation de matières premières, produits et marchandises destinés à la revente en l'état ».
  • Version d'origine, article 49 de la loi de finances complémentaire pour 2020 : « les activités d'achat revente de produits », formule nettement plus large puisqu'elle n'exigeait pas d'importation.
  • Le rétrécissement date de l'article 139 de la loi n° 20-16 du 31 décembre 2020 portant loi de finances pour 2021, qui a substitué la formule d'importation à la formule d'achat revente.
  • Le même article 139 a imposé aux sociétés commerciales comportant un ou plusieurs associés étrangers et exerçant cette activité de se mettre en conformité avant le 30 juin 2021, en prévoyant que passé ce délai les extraits du registre du commerce non conformes deviennent sans effet.

Ce que le texte ne fait pas : il ne définit ni « matières premières », ni « revente en l'état », ni le point où une transformation fait sortir l'activité du périmètre. Aucun des textes que nous avons vérifiés ne donne cette définition. Ce qui est effectivement lu par l'administration, c'est le code d'activité inscrit au registre du commerce, choisi dans la nomenclature du CNRC au moment du dépôt. C'est donc à ce moment là, et pas après, que la question se joue.

La nomenclature complète, avec la recherche par mot clé : https://www.upgrowth.dz/outils/nomenclature

Seconde exception : les secteurs stratégiques

Ici la réponse est en deux étages : une liste de secteurs dans la loi de finances, et une liste d'activités dans un décret. Les deux n'ont pas évolué au même rythme, et c'est le point le plus délicat de toute la question.

  • L'étage législatif : l'article 50 de la loi de finances complémentaire pour 2020, modifié par l'article 151 de la loi de finances pour 2021, réécrit par l'article 166 de la loi de finances pour 2022, puis complété par l'article 205 de la loi n° 24-08 du 24 novembre 2024 portant loi de finances pour 2025.
  • L'étage réglementaire : le décret exécutif n° 21-145 du 17 avril 2021 fixant la liste des activités revêtant un caractère stratégique, publié au Journal officiel n° 30 du 22 avril 2021.
  • Article 1er de ce décret : il fixe la liste des activités stratégiques relevant des secteurs de l'énergie et des mines, de l'industrie pharmaceutique et du transport, assujetties à une participation d'actionnariat national résident à hauteur de 51 %.
  • Article 2 : revêtent également un caractère stratégique les industries militaires initiées par ou en relation avec les établissements publics à caractère industriel et commercial relevant du secteur économique du ministère de la défense nationale.
  • Article 3 : la liste des activités relevant des trois secteurs de l'article 1er figure en annexe du décret, sous forme de codes de la nomenclature des activités économiques.

L'état de l'article 50 tel qu'il est publié aujourd'hui. La réécriture de l'article 166 de la loi de finances pour 2022 présente quatre tirets : les industries initiées ou en relation avec les industries militaires relevant du ministère de la défense nationale ; un deuxième tiret imprimé entièrement en points de suspension suivis de la mention « (sans changement) », sans mot d'accroche ; les voies de chemins de fer, suivies de la même mention ; les industries pharmaceutiques, à l'exception, suivies de la même mention. L'article 205 de la loi de finances pour 2025 y a ensuite ajouté un tiret : « les activités de production des engrais ».

Nous avons vérifié ce deuxième tiret sur un rendu image de la page 53 du Journal officiel n° 100 : ce n'est pas un défaut d'extraction de notre part, le Journal officiel publie bien un tiret sans texte. Le libellé consolidé de cette ligne ne peut donc pas être reconstitué à partir des seuls textes modificatifs, et nous ne le devinons pas.

Ce que la liste contenait AVANT cette réécriture, à titre d'état antérieur daté : l'exploitation du domaine minier national et toute ressource souterraine ou superficielle relevant d'une activité extractive en surface ou sous terre, à l'exclusion des carrières et sablières ; l'amont du secteur de l'énergie et toute activité régie par la loi sur les hydrocarbures, ainsi que l'exploitation des réseaux de distribution et d'acheminement de l'électricité et des hydrocarbures ; les industries militaires ; les voies de chemin de fer, les ports et les aéroports ; les industries pharmaceutiques, à l'exception des investissements liés à la fabrication de produits essentiels innovants, à forte valeur ajoutée, exigeant une technologie complexe et protégée, destinés au marché local et à l'exportation.

La tension à connaître avant de signer quoi que ce soit. L'article 33 de l'ordonnance n° 21-07 du 8 juin 2021 portant loi de finances complémentaire pour 2021 avait expressément exclu du seuil de 51 % « les activités d'hydrocarbures et les activités minières ». Six mois plus tard, la loi de finances pour 2022 a réécrit l'article 49 dans sa forme actuelle et réorganisé l'article 50. Pendant ce temps, le décret 21-145, dont l'annexe énumère précisément des activités d'extraction d'hydrocarbures et de minerais, n'a été ni modifié ni remplacé dans aucun des numéros du Journal officiel que nous détenons de 2021 à 2026 : il reste au contraire visé comme en vigueur par le décret exécutif n° 25-304 du 16 novembre 2025 et par le modèle de décision qui lui est annexé.

Conclusion honnête : pour une activité d'énergie ou de mines, la réponse ne se déduit pas d'une lecture de comptoir. Elle se fait confirmer par écrit auprès du département ministériel dont relève l'activité avant d'être portée dans un pacte d'associés ou dans une offre. Pour les industries militaires, les voies ferrées, les industries pharmaceutiques hors produits essentiels innovants et la production d'engrais, les textes concordent.

Transfert du capital et des revenus : l'article 8 et son seuil de 25 %

Détenir 100 % d'une société algérienne et pouvoir en faire sortir les revenus sont deux questions différentes, réglées par deux textes différents.

  • Article 8 de la loi 22-18 : les investissements réalisés à partir d'apports en capital en numéraire importés par le canal bancaire, libellés dans une monnaie librement convertible régulièrement cotée par la Banque d'Algérie et cédés à cette dernière, dont le montant atteint des seuils minima déterminés en fonction du coût global du projet, bénéficient de la garantie de transfert du capital investi et des revenus qui en découlent.
  • Même article : les réinvestissements en capital des bénéfices et dividendes déclarés transférables sont admis comme apports extérieurs.
  • Même article : la garantie et les seuils s'appliquent aussi aux apports en nature d'origine externe, sous réserve d'une évaluation conforme aux règles de constitution des sociétés.
  • Même article : la garantie porte également sur les produits réels nets de la cession et de la liquidation des investissements d'origine étrangère, même si leur montant est supérieur au capital initialement investi.
  • Le seuil : article 8 du décret exécutif n° 22-300 du 8 septembre 2022, publié au Journal officiel n° 60 du 18 septembre 2022. Il est fixé à 25 % du montant de l'investissement, calculé sur la base de la part de financement d'origine étrangère incombant aux investisseurs dans le coût total de l'investissement.

Le même article 8 du décret précise une nuance que beaucoup de résumés écrasent : ne pas atteindre le seuil ne fait pas obstacle au bénéfice des avantages, cela prive seulement l'investissement de la garantie de transfert. Le seuil conditionne la garantie, pas les incitations.

Ce que cette page n'annonce pas. Le transfert de dividendes en dehors de cette garantie relève de la réglementation des changes de la Banque d'Algérie, qui ne fait pas partie de l'ensemble de textes que nous avons vérifiés ici. Nous n'annonçons donc ni délai, ni procédure, ni taux de retenue applicable au transfert. Faites confirmer ce volet par votre banque domiciliataire avant d'en faire une hypothèse de trésorerie.

Céder des parts dans un secteur stratégique : autorisation préalable

C'est le volet le plus récent et le moins documenté ailleurs. Il ne concerne pas la création de la société mais la sortie ou l'entrée d'un actionnaire.

  • Article 52 de la loi de finances complémentaire pour 2020, modifié par l'article 138 de la loi de finances pour 2021 puis par l'article 164 de la loi n° 25-17 du 14 décembre 2025 portant loi de finances pour 2026.
  • Dans sa rédaction actuelle : toute cession d'actions ou de parts sociales détenues dans le capital social d'une société de droit algérien exerçant dans l'un des secteurs stratégiques prévus à l'article 50, réalisée au profit de personnes physiques ou morales étrangères ou au profit d'une société de droit algérien dont le capital est détenu majoritairement par une personne étrangère, est subordonnée à l'autorisation préalable des services habilités.
  • La procédure : décret exécutif n° 25-304 du 16 novembre 2025, publié au Journal officiel n° 78 du 23 novembre 2025.
  • La demande est déposée par la société objet de la cession auprès du département ministériel dont relève son activité, et donne lieu à un récépissé de dépôt qui ne vaut en aucune manière autorisation (articles 2 et 4).
  • Le département ministériel saisi doit solliciter l'avis de la défense nationale, des affaires étrangères, de l'intérieur, de la justice, des finances, du commerce intérieur et de la santé, ainsi que de la Banque d'Algérie, qui disposent de trente jours pour exprimer un avis explicite (article 7).
  • La demande est obligatoirement rejetée en cas d'indices sur des situations pouvant affecter l'ordre et la sécurité publics, la santé publique et les intérêts économiques du pays, ou d'implication du cessionnaire dans des actes de corruption ou de criminalité financière et économique (article 9).
  • Le département ministériel doit répondre dans un délai maximum de soixante jours à compter de la remise du récépissé de dépôt (article 10).

Deux points que le montage d'une opération doit intégrer. Pour une entreprise publique économique, la demande est soumise à l'accord préalable du Conseil des participations de l'État (article 5). Et le dossier appelle, entre autres, un extrait de casier judiciaire du cessionnaire étranger, personne physique ou morale, ainsi que des extraits de rôle de toutes les parties (article 6).

À noter, car cela dit quelque chose du sens de la marche : le décret du 16 novembre 2025 visait déjà la cession au profit d'une société de droit algérien détenue majoritairement par des personnes étrangères, avant que la loi de finances pour 2026, promulguée le 14 décembre 2025, ne l'inscrive dans l'article 52 lui-même.

Historique daté : pourquoi votre source est peut-être périmée

Si vous arrivez ici depuis un mémo de cabinet de 2017, une fiche pays de 2019 ou un article de 2021, voici exactement ce qui a changé entre temps et par quel texte.

Chaque ligne renvoie à un texte publié au Journal officiel. Les numéros et les dates sont ceux de l'édition française.

DateTexteCe qui change
22 juillet 2009Ordonnance n° 09-01, loi de finances complémentaire 2009, art. 58 (JO n° 44)Insère un article 4 bis dans l'ordonnance 01-03 : les investissements étrangers ne peuvent être réalisés que dans le cadre d'un partenariat dont l'actionnariat national résident représente 51 % au moins du capital social, et 30 % au moins pour les activités de commerce extérieur. C'est l'origine de la règle.
30 décembre 2019Loi n° 19-14, loi de finances 2020, art. 109 (JO n° 81)Réécrit l'article 66 de la loi de finances 2016 : le seuil de 51 % est réduit aux seules activités de production de biens et de services revêtant un caractère stratégique pour l'économie nationale, dont la liste doit être fixée par voie réglementaire. Première ouverture.
4 juin 2020Loi n° 20-07, loi de finances complémentaire 2020, art. 49, 50 et 51 (JO n° 33)Ouverture générale : hors achat revente de produits et hors secteurs stratégiques listés à l'article 50, toute autre activité de production de biens et services est ouverte à l'investissement étranger sans obligation d'association avec une partie locale. L'article 51 abroge l'article 109 de la loi de finances 2020 et l'article 62 de la loi de finances complémentaire 2009.
31 décembre 2020Loi n° 20-16, loi de finances 2021, art. 138, 139 et 151 (JO n° 83)L'exception commerciale est resserrée sur l'importation de matières premières, produits et marchandises destinés à la revente en l'état, avec mise en conformité avant le 30 juin 2021. L'article 52 est réécrit et l'article 50 modifié dans son premier tiret.
17 avril 2021Décret exécutif n° 21-145 (JO n° 30)Fixe la liste des activités stratégiques pour l'énergie et les mines, l'industrie pharmaceutique et le transport, en annexe et par code d'activité, et y ajoute les industries militaires liées aux établissements publics du secteur économique de la défense nationale.
8 juin 2021Ordonnance n° 21-07, loi de finances complémentaire 2021, art. 33 (JO n° 44)Réécrit l'article 49 et exclut expressément du seuil de 51 % « les activités d'hydrocarbures et les activités minières ».
30 décembre 2021Loi n° 21-16, loi de finances 2022, art. 165 et 166 (JO n° 100)Donne à l'article 49 sa rédaction actuelle, celle qui s'applique aujourd'hui, et réorganise la liste de l'article 50 en quatre tirets dont le deuxième est publié sans texte.
24 juillet 2022Loi n° 22-18 relative à l'investissement (JO n° 50)Nouveau cadre de l'investissement : liberté d'investir, garantie de transfert, stabilité du régime, arbitrage, guichet unique, régimes d'incitation. Aucun plafond de détention. Abroge la loi 16-09 sauf son article 37, et laisse l'article 49 intact.
8 septembre 2022Décret exécutif n° 22-300, art. 8 (JO n° 60)Fixe à 25 % du montant de l'investissement le seuil minimum de financement d'origine étrangère ouvrant droit à la garantie de transfert de l'article 8 de la loi 22-18.
24 novembre 2024Loi n° 24-08, loi de finances 2025, art. 205 (JO n° 84)Ajoute « les activités de production des engrais » aux secteurs stratégiques de l'article 50.
16 novembre 2025Décret exécutif n° 25-304 (JO n° 78)Définit la procédure d'autorisation préalable de cession d'actions ou de parts sociales au profit d'étrangers dans une société d'un secteur stratégique : dépôt, avis de sept départements ministériels et de la Banque d'Algérie sous trente jours, motifs de rejet obligatoires, réponse sous soixante jours.
14 décembre 2025Loi n° 25-17, loi de finances 2026, art. 164 (JO n° 88)Étend l'autorisation préalable de l'article 52 à la cession réalisée au profit d'une société de droit algérien dont le capital est détenu majoritairement par une personne étrangère.

Ce que nous ne pouvons pas confirmer, et pourquoi nous le disons

Une page qui prétend trancher là où quatre sources se contredisent doit dire où s'arrête ce qu'elle établit. Voici les quatre limites de cette page, au 22 août 2026, dans les numéros du Journal officiel que nous détenons.

  • Le libellé consolidé du deuxième secteur de l'article 50. Le texte modificatif de décembre 2021 le publie en points de suspension, sans mot d'accroche. Nous ne le reconstituons pas.
  • La définition de « actionnariat national résident ». L'article 49 emploie la formule sans la définir. Le seul texte de notre ensemble qui la définissait appartient à une ordonnance dont deux articles seulement survivent aujourd'hui. Nous ne présentons donc pas cette définition comme applicable.
  • L'actualisation de l'annexe du décret 21-145 après les réécritures de 2021 et de 2024. Nous n'avons trouvé aucun texte la modifiant, et le décret reste visé comme en vigueur en novembre 2025. Nous énonçons cette tension, nous ne la tranchons pas pour une activité donnée.
  • La procédure de transfert des dividendes hors garantie de l'article 8, qui relève de la réglementation des changes de la Banque d'Algérie et non des textes lus ici.

Comment vérifier vous même, sans nous croire sur parole. Les numéros cités sont tous en ligne sur joradp.dz et repris dans notre archive du Journal officiel, année par année. Le numéro qui porte l'article 49 dans sa forme actuelle est le n° 100 du 30 décembre 2021 ; celui qui porte la loi sur l'investissement est le n° 50 du 28 juillet 2022 ; celui qui porte la liste des activités stratégiques est le n° 30 du 22 avril 2021.

Notre archive, année par année : https://www.upgrowth.dz/journal-officiel

FAQ · La règle 49/51 en Algérie : ce que disent les textes en 2026

Structurer une implantation à capitaux étrangers

Objet social, enregistrement AAPI, compte en devises, pacte d'associés

Structurer une implantation à capitaux étrangers
  • ✓ Devis ferme sous 48 h, prix verrouillé par contrat
  • ✓ Chaque affirmation renvoyée à son article et à son Journal officiel