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·4 min de lecture·Équipe UpGrowth

Sommet Algérie-Allemagne de juillet 2026 : ce que plus de 30 accords changent pour les entreprises allemandes

Sommet Algérie-Allemagne de juillet 2026 : ce que plus de 30 accords changent pour les entreprises allemandes

Du 15 au 17 juillet 2026, le président Abdelmadjid Tebboune a effectué une visite d'État à Berlin. Au-delà des images officielles, la séquence a produit du concret : une déclaration conjointe sur un agenda stratégique et plus de trente accords signés. Voici ce que cela ouvre pour les entreprises et les investisseurs allemands qui s'intéressent à l'Algérie.

Ce qui s'est passé à Berlin

Du 15 au 17 juillet 2026, le président Abdelmadjid Tebboune a effectué une visite d'État en Allemagne. Il s'est entretenu en tête-à-tête avec le président Frank-Walter Steinmeier et a tenu des discussions avec le chancelier Friedrich Merz.

Les deux pays ont publié une déclaration conjointe sur un agenda stratégique pour le partenariat bilatéral. En parallèle, plus de trente accords ont été signés lors du Forum économique algéro-allemand.

Plus de trente accords, cinq domaines

Les accords annoncés couvrent cinq domaines :

  • les hydrocarbures,
  • les énergies renouvelables et la transition énergétique,
  • l'industrie pharmaceutique,
  • l'industrie manufacturière,
  • les technologies avancées.

Parmi les textes signés figurent une déclaration d'intention conjointe sur la réduction des émissions de méthane dans le secteur pétrolier et gazier, ainsi qu'un nouveau contrat de fourniture de gaz naturel entre Sonatrach et la société allemande VNG. La presse algérienne a détaillé l'ampleur de la séquence dans un article sur plus de trente accords stratégiques signés à Berlin.

Ce que cela change pour les entreprises allemandes

Un sommet ne vaut que par ce qu'il rend possible sur le terrain. Pour une entreprise allemande qui envisage l'Algérie, la question concrète reste la même : puis-je détenir mon projet, rapatrier mes bénéfices, et monter la structure sans y passer des mois ? Le cadre algérien actuel répond à ces trois questions plus clairement qu'on ne le croit souvent.

La règle 51/49 ne concerne plus la plupart des projets

Longtemps, l'Algérie a été résumée par la règle dite 51/49, qui imposait une majorité locale au capital. Ce n'est plus la règle générale. Depuis le décret exécutif 21-145, la majorité locale de 51 % ne s'applique qu'à des secteurs stratégiques précis :

  • l'énergie et les mines,
  • la fabrication pharmaceutique,
  • le transport et les infrastructures de transport,
  • la défense,

ainsi qu'à l'importation pure de biens destinés à la revente en l'état. En dehors de ces cas, un projet allemand peut être détenu à 100 % par ses porteurs allemands. Pour la plupart des activités industrielles, de services ou de technologie, la contrainte du partenaire local majoritaire n'existe donc plus.

Rapatrier ses bénéfices : le cadre de la loi 22-18

La deuxième question d'un investisseur est le retour sur investissement. L'article 8 de la loi 22-18 garantit le transfert des dividendes et des produits de cession, sous conditions. Les principales sont : un apport en capital passé par le canal bancaire officiel et en devise convertible, un financement étranger d'au moins 25 % du projet, et une activité qui ne se limite pas à l'importation-revente. Réunies au moment de la constitution, ces conditions ouvrent le droit au rapatriement.

Légaliser ses documents : l'apostille de La Haye depuis le 9 juillet 2026

Un obstacle classique de l'implantation était la légalisation des documents d'entreprise étrangers, une chaîne de tampons consulaires lente. Depuis le 9 juillet 2026, l'Algérie applique la Convention Apostille de La Haye. L'Allemagne en est membre. Concrètement, un extrait du registre allemand, des statuts ou une procuration peuvent désormais être reconnus en Algérie avec une seule apostille, sans passer par la légalisation consulaire complète.

Créer sa société sans se déplacer

Il n'est pas nécessaire d'être présent à Alger pour constituer une société. L'immatriculation peut se faire entièrement à distance, au moyen d'une procuration et d'un gérant résident. Les fondateurs allemands signent depuis l'Allemagne, et la structure prend forme sur place.

Par où commencer

Le sommet de Berlin a posé le cadre politique. Le cadre juridique, lui, est déjà favorable. Pour traduire l'un et l'autre en une société opérationnelle, nous avons préparé des ressources dédiées :


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